Jimi Hendrix

Jimi Hendrix
James Marshall Hendrix plus connu sous le nom de Jimi Hendrix est né le 27 novembre 1942 à Seattle. Il était un guitariste, chanteur et compositeur américain. Il est considéré comme l'un des musiciens les plus novateurs du XXème siècle, notamment en raison de son approche révolutionnaire de la guitare électrique et des techniques d'enregistrement en studio.

Improvisateur sortant des sentiers battus, il libère son instrument de ses contraintes en utilisant les ressources nées de l'amplification et donne à la guitare électrique moderne ses lettres de noblesse. Son influence dépasse largement le cadre de la musique rock : la plupart des styles musicaux qui se développèrent dans les années 70 reprendront certains éléments de sa musique.
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# Posté le lundi 12 novembre 2007 12:40

Sa jeunesse

Johnny Allen Hendrix nait le 27 novembre 1942 à Seattle (État de Washington). Il est le premier fils de Al Hendrix et de Lucille Hendrix, née Jeter. Al Hendrix ne connaitra son fils que trois ans plus tard car il doit faire face à ses obligations militaires. Incapable d'assumer l'éducation de son fils, sa mère ne s'en occupe pas. Démobilisé, Al Hendrix récupère Johnny Allen, qu'il rebaptise James Marshall (peut-être parce que l'amant de Lucille s'appelait John Williams) et propose à Lucille de s'installer ensemble. Lucille donne naissance à Leon Hendrix en 1948. Le couple s'entend très mal, ne cesse de se disputer et finit par divorcer le 17 décembre 1951.

Il est profondément affecté par les conditions de pauvreté et la négligence dans laquelle il a grandi, mais aussi les troubles familiaux qu'il vécut dans son enfance, le divorce de ses parents lorsqu'il avait 9 ans, et surtout le décès de sa mère, alcoolique, en février 1958. Hendrix est battu à maintes reprises par son père, Al Hendrix, qui souffrait lui aussi de graves problèmes d'alcool.

Le fait que James Marshall Hendrix ait vécu à Seattle son enfance explique peut-être la facilité avec laquelle il a réussi à transgresser les diverses barrières raciales ou culturelles. En effet, il a vécu dans un quartier où les échanges entre communautés étaient constants. Certes il y avait de la ségrégation, mais dans des proportions infiniment moindres que dans le sud.

Il acquiert sa première guitare à 15 ans (une acoustique d'occasion à 5 $), remplaçant avantageusement l'ukulélé à une seule corde que son père lui avait donné après l'avoir surpris en train de jouer avec un balai ! Dès lors, il apprend en autodidacte la guitare en y consacrant tout son temps libre. Ses résultats scolaires s'en ressentent rapidement, mais Hendrix a désormais une obsession : devenir musicien. Assez rapidement, le jeune Jimmy (pas encore Jimi) rejoint son premier groupe, The Velvetones. Il se procure sa première guitare électrique, une Supro Ozark 1560S, qu'il utilisera avec son groupe suivant The Rocking Kings.

En 1961, mêlé à une histoire de voiture volée, Hendrix préfère s'enrôler dans l'armée américaine plutôt que de risquer la prison. En novembre 1962, il obtient le droit de porter l'écusson des "Screaming Eagles", la division parachutiste de la 101ème troupe aéroportée. Affecté à Fort Campbell, Kentucky, Hendrix forme The King Casuals avec Billy Cox à la basse. Hendrix racontera par la suite qu'il a été réformé en raison d'une blessure consécutive à un saut de parachute, mais il y a controverse sur ce point.
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# Posté le lundi 12 novembre 2007 12:46

Sa carriére ( Part 1 )

Les premières années

Hendrix travaille comme guitariste sous le nom de Jimmy James dans divers groupes de rhythm and blues qui tournent dans ce qu'on appelle alors le Chitlin' Circuit (le circuit des clubs fréquentés par les afro-américains). Il enregistre à l'occasion en tant que musicien de session.

Fin 1965, Hendrix a joué avec certains musiciens de renom tels que Sam Cooke, Ike and Tina Turner, les Isley Brothers et surtout Little Richard. Ce dernier estime que Jimmy se met trop en avant et décide de se passer de ses services.

En 1965, Hendrix rejoint Curtis Knight & The Squires, un groupe new-yorkais sans grande envergure. Le 15 octobre 1965, Hendrix signe un contrat d'enregistrement de trois ans avec un producteur nommé Ed Chalpin, pour seulement 1 $ et 1% de royalties des ventes des enregistrements effectués avec Curtis Knight. Sans incidence sur le coup, ce contrat aura des conséquences désastreuses par la suite.

Installé au Greenwich Village, Hendrix décide de jouer sa propre musique et devient le leader de Jimmy James & The Blue Flames. Randy California, futur membre de Spirit, sera guitariste au sein de ce groupe. Il n'existe aucun enregistrement amateur de ce groupe. Le témoignage de Mike Bloomfield permet toutefois de se faire une idée de la façon dont Hendrix joue en 1966 : "La première fois que j'ai vu Jimi jouer, c'était avec Jimmy James & The Blue Flames. Je jouais avec Paul Butterfield et je pensais être le meilleur guitariste du coin ! Je n'avais jamais entendu parler d'Hendrix. Alors quelqu'un m'a dit : "Tu devrais aller écouter le guitariste de John Hammond." J'étais au "Cafe au Go Go" et il était au "Nite Owl" ou au "Cafe Wha", j'ai traversé la rue et je l'ai vu. Hendrix savait qui j'étais, et ce jour là, en face de moi, il m'a désintégré. Des bombes H dégringolaient, des missiles téléguidés volaient dans tous les coins - je ne te raconte pas les sons qui sortaient de sa guitare. Tous les sons que je devais l'entendre reproduire plus tard, il les a faits, dans cette piece, avec une Strat, un Twin, une Maestro Fuzz-Tone, et c'est tout - il jouait à un volume très poussé."

Repéré au Cafe Wha par Chas Chandler, celui-ci propose à Jimi de venir se faire connaître et d'enregistrer son premier single au Royaume-Uni, alors en pleine effervescence musical avec des groupes comme les Beatles et les Rolling Stones. Jimi Hendrix aurait accepté à condition de rencontrer celui qui apparaît comme la référence guitaristique britannique de l'époque : Eric Clapton. Sur le chemin, il adoptera alors définitivement le nom de Jimi Hendrix (au lieu de Jimmy) sur les conseils de son manager.

Il rencontre pour la première fois Clapton lors d'un concert de Cream (le trio qu'il venait de créer avec Ginger Baker et Jack Bruce) le premier octobre 1966 au Central London Polytechnic. Considéré comme le meilleur guitariste de blues anglais depuis son passage chez John Mayall, Eric Clapton accepte que Jimi Hendrix les rejoigne sur scène (malgré la réticence de Ginger Baker). Dans son autobiographie, Clapton raconte comment Jimi Hendrix a alors interprété le Killing Floor de Howlin' Wolf : "Il a joué de la guitare avec les dents, derrière la tête, allongé par terre, en faisant le grand écart et d'autres figures. C'était stupéfiant, et génial musicalement, pas uniquement un vrai feu d'artifice à contempler. (...) Je pris peur, car, juste au moment où on commençait à trouver notre vitesse de croisière, voilà qu'arrivait un vrai génie.
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# Posté le lundi 12 novembre 2007 12:53
Modifié le mercredi 14 novembre 2007 12:23

Sa carriére ( Part 2 )

The Jimi Hendrix Experience

Peu de temps après son arrivée à Londres, des auditions sont organisées pour trouver les musiciens qui l'accompagneront. Il recrute dans un premier temps Noel Redding qui postulait pourtant comme guitariste (il ne jouait pas encore de basse alors) au sein des Animals, l'ancien groupe de Chas Chandler. Peut-être inspiré par Cream, Hendrix décide d'opter pour un trio, et s'adjoint les services de Mitch Mitchell. Selon John Hiseman (le futur batteur de Colosseum), Mitchell était à ce stade inconnu du cercle des jazzmen de Londres. Amateur d'Elvin Jones & Max Roach, il officiait auparavant dans un groupe où il n'avait aucune liberté.

16 décembre 1966 : "Hey Joe" marque les débuts discographiques du Jimi Hendrix Experience. Le Single entrera dans les charts UK le 5 janvier 1967, et montera même jusqu'à la 6ème place. La plupart des biographes s'accordent sur l'intérêt que Chas Chandler, le manager de l'Experience, manifestait pour ce titre avant même de découvrir Jimi Hendrix. C'est donc sans surprise que le choix s'est porté sur la composition de Billy Roberts, que Jimi jouait déjà au Cafe Wha avec les Blue Flames.

Le 26 décembre, Hendrix compose Purple Haze dans les coulisses d'un club, Chas Chandler comprend aussitôt que l'Experience tient là un tube en puissance. Et les faits lui donnent rapidement raison : publié le 17 mars 1967 en Angleterre, le titre rentre dans les charts dès le 23 mars et culmine même à la troisième place. Au-delà du succès commercial, "Purple Haze" est avant tout une réussite artistique majeure : Hendrix n'est pas seulement le meilleur instrumentiste de la musique rock, il est aussi un compositeur original dont les conceptions sont révolutionnaires. Jimi n'a pourtant ni l'inventivité mélodique des Beatles, ni la maîtrise harmonique de John Coltrane, mais dès son deuxième Single, il crée un univers musical dépassant ses influences, univers dont la singularité est magnifiée par sa maîtrise du studio et des effets. "Purple Haze" ne ressemble à rien de ce qui a été fait auparavant : l'Experience peut véritablement commencer.

Le troisième Single du Jimi Hendrix Experience, "The Wind Cries Mary", a été enregistré le même jour que le basic track de "Purple Haze". En seulement 20 minutes selon Chas Chandler : la réalité est sans doute un peu différente (enregistrer le basic track, le solo et le chant en aussi peu de temps relèverait de l'exploit...), mais il n'en demeure pas moins que ce Single est typique de la production de Chas Chandler, et de son mode opératoire : travailler vite et bien. Musicalement, "The Wind Cries Mary" tranche singulièrement avec les deux premiers Singles : c'est une ballade minimaliste, où se fondent les influences de Bod Dylan et de Curtis Mayfield.

Le 5 mars 1967, Hendrix se produit en Belgique à Mouscron, puis au soir dans le nord de la France à Loison-sous-Lens (près de Lens) au Twenty Club (actuellement la salle Cuvelier). Le succès n'est pas le même qu'en Angleterre : on parle de son groupe comme d'un orchestre d'animation.

Le premier album du groupe, Are You Experienced, sort le 5 mai 1967. Véritable pierre angulaire de la guitare électrique, il partage les instrumentistes entre anciens et modernes. Considéré comme l'un des meilleurs disques de rock par la critique, il constituera non seulement la base du répertoire de l?Experience, mais aussi du trio Hendrix/Cox/Mitchell. Un prise inédites de "I Don't Live Today" montre que le guitariste se dirigeait vers une musique plus audacieuse encore, que la production de Chandler a sans doute limité, conscient que les plages trop libres étaient autrement moins vendeuses.

Le 4 juin 1967, Hendrix interprète au Saville Theatre de Londres une version du morceau titre de "Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band", le nouvel album des Beatles publié seulement trois jours auparavant. Paul McCartney et George Harrison, présents dans l'assistance, sont impressionnés par la performance, même si le reste du concert est lesté par des problèmes d'ordre technique.

C'est sur les bons conseils de Paul McCartney que les organisateurs du Monterey International Pop Festival ont invité le Jimi Hendrix Experience, alors au sommet de sa popularité en Angleterre.

Leur performance du 18 juin 1967 est historique : de virtuellement inconnu aux Etats-Unis, le groupe est rapidement devenu culte dans les cercles rock, à défaut d'être véritablement connu du grand public. Immortalisée par le film de D. A. Pennebaker, la réputation de showman de Jimi était faite pour les années à venir. Pour le meilleur et pour le pire. Car si Monterey est certainement l'un des meilleurs concerts de rock de tous les temps, Jimi Hendrix se tire une balle dans le pied vis-à-vis des musiciens sérieux qui le prendront pour un frimeur (même si un Miles Davis ne s'arrêtera pas à ça), mais aussi vis-à-vis du public qui attendra de lui plus souvent un show qu'une performance strictement musicale. Une image particulière reste dans les mémoires : le moment où il sacrifie sa Stratocaster en l'immolant par le feu avant de la fracasser sur le sol.
Le groupe enregistre ensuite "The Burning Of The Midnight Lamp", leur prochain Single avant d'assurer la première partie des Monkeys lors de leur tournée américaine de l'été 1967.

Après une série de concerts, le groupe enregistre à Londres de nouvelles compositions qui donneront la matière du deuxième album du groupe, Axis: Bold as Love, publié en décembre 1967. C'est un album très différent de leur précédent opus : Hendrix se concentre ici sur ses talents de guitariste rythmique et d'auteur-compositeur. L'influence de la production de Chas Chandler est encore très présente : la plupart des titres ne dépassent pas les trois minutes.

Dans la foulée, Hendrix enregistre à Londres une reprise du All Along the Watchtower de Bob Dylan. Après une tournée américaine, Hendrix décide de continuer l'enregistrement de son troisième album au Record Plant, à New York. Hendrix tire au maximum profit des progrès technologiques de l'époque : Electric Ladyland est enregitré sur un 16 pistes, laissant à son créateur une liberté orchestrale alors inespérée. Hendrix, peu conventionnel dans sa manière de travailler, convie qui veut bien venir en studio... où les ingénieurs du son doivent presque s'excuser de prendre leur place... Lors de l'enregistrement de "Gypsy Eyes", Chas Chandler jette l'éponge : Hendrix est désormais son propre producteur. Cet enregistrement marque aussi une nette détérioration des rapports qu'il entretient avec Noel Redding, son bassiste. Ce dernier se plaint du peu de place que son leader lui laisse au sein du groupe, mais aussi de la tournure que prennent les sessions, où Hendrix ne semble jamais satisfait des prises qu'il enregistre. Noel Redding ne joue d'ailleurs que sur quelques titres du dernier album de l'Experience. Hendrix se se limite pas aux seuls membres de l'Experience et multiplie les rencontres avec des musiciens réputés (Steve Winwood, Chris Wood, Buddy Miles, Jack Casady et Al Kooper) qui se joignent à lui sur des compositions variées et d'une rare richesse : "Voodoo Chile" et "1983 ... (A Merman I Should Turn To Be)" figurent parmi les oeuvres les plus ambitieuses de sa carrière. Electric Ladyland est généralement considéré comme son chef d'oeuvre.

Les concerts de l'Experience évoluent au fil des mois : centrés sur les chansons aux débuts du groupe, ils sont désormais le théâtre de longues improvisations dépassant souvent les 10 minutes. Les rapports au sein du groupe continue de se déteriorer, et les sessions d'enregistrement suivantes ne donneront plus à de longues jams informelles qu'à des compositions achevées publiables sur un disque de rock.

Après une ultime tournée américaine au printemps 1969, le groupe se sépare après leur performance de Denver, le 29 juin 1969.
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# Posté le lundi 12 novembre 2007 13:03
Modifié le mercredi 14 novembre 2007 12:22

Sa carriére ( Part 3 )

Gypsy Sun & Rainbows

Début juillet 1969, Jimi Hendrix est invité à deux émissions importantes : le "Dick Cavett Show" puis le "Tonight Show". Il est accompagné par Billy Cox lors de la seconde émission. En fait, cela fait déjà plusieurs semaines qu'il répète et enregistre avec son ancien ami de l'armée. Dans la perspective d'un nouvel album studio, Jimi s'installe à la Shokan House, à l'écart de l'agitation rencontrée à New York, afin de se concentrer sur son nouveau projet : le Gypsy Sun & Rainbows. En plus de Billy Cox, il rassemble autour de lui Larry Lee à la guitare (qu'il connaît depuis 1963), Juma Sultan et Jerry Velez aux percussions. Hendrix était manifestement intéressé par l'idée de jouer avec des percussionnistes : les percussionnistes de Santana ont ainsi participé à la jam du Tinker Street Cinema début août 1969.

La musique produite par le groupe se démarque du rock psychédélique de l'Experience, notamment par les formes musicales plus libres que le groupe expérimente. Mitch Mitchell retrouve Hendrix durant l'été et devient le batteur du groupe.

Au mois d'août 1969, Jimi Hendrix est la tête d'affiche du Festival de Woodstock. C'est donc à lui qu'il revient en principe de le clôturer. Malgré le retard pris par le festival, le management de Jimi Hendrix refuse de changer l'ordre d'entrée en scène des groupes. Sans le film, la performance de Jimi Hendrix ne serait certainement pas devenue légendaire : le Gypsy Sun & Rainbows ne rentre en scène que le matin du lundi 18 août 1969, ce qui explique un public clairsemé lorsqu'il se produit...

Il est primordial de souligner que les mixages des différentes versions audio et vidéo mettent quasiment systématiquement le trio Hendrix/Cox/Mitchell en avant. Larry Lee est légèrement audible. Quant aux deux percussionnistes, ils sont quasi inaudibles d'un bout à l'autre. Juma Sultan regrettera amèrement le mixage "power trio" du Gypsy Sun & Rainbows, trouvant dommage d'avoir supprimé le foisonnement de percussions qui accompagne "Star Spangled Banner"... Inversement, John McDermott défend que le jeu foisonnant de Mitch Mitchell ne se marie pas bien avec celui des deux percussionnistes. Larry Lee revenait alors du Vietnam, et n'était certainement pas prêt à un tel évènement : seul son chant opère convenablement... mais les deux titres qu'il chante ce jour n'ont à ce jour jamais eu les honneurs d'une publication officielle.

Si les enregistrements pirates de la performance du Gypsy Sun & Rainbows montrent que le groupe n'était pas toujours en place, il n'empêche que la seconde partie du concert, portée à bout de bras par Hendrix pourtant épuisé, reste l'un des plus grands moments d'improvisation de la musique rock. L'interprétation de l'hymne américain par le guitariste, véritable Guernica musical est le point d'orgue du festival. Plus proche ici du free jazz que de la musique rock, son approche de la guitare y est totalement révolutionnaire. Hendrix devient le premier sculpteur de l'histoire de la musique, taillant littéralement dans le bloc sonore. D'autres guitaristes avaient utilisé le vibrato ou le feed back (comme Jeff Beck au sein des Yardbirds) avant lui. Mais il est le premier à avoir construit un langage inédit reprenant toutes ces techniques comme vocabulaire. Le passage central montre une vision musicale allant largement au-delà de genres établis comme le blues ou le rock : cris, bombes, Hendrix plonge avec sa musique dans l'univers de ses contemporains. Sa maîtrise du feed back sur les ultimes notes montre sa capacité à travailler en temps réel sur le bloc sonore (diversité des choix et réactivité instantanée). Avec "Star Spangled Banner", Hendrix cristallise toute l'ambiguïté de l'intervention militaire des Etats-Unis au Vietnam.

Le groupe se sépare après quelques séances en studio peu productives (aucun album ne sera tiré de ces séances) et deux autres concerts début septembre. Mitch Mitchell et Billy Cox s'accordent sur le fait que le groupe ne progressait pas musicalement.
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# Posté le lundi 12 novembre 2007 13:27
Modifié le mercredi 14 novembre 2007 12:21